L’horaire de la première semaine de hockey venait de rentrer que déjà, je me cassais la tête avec mon horaire. Une petite angoisse s’emparait de moi et je me demandais comment j’allais y arriver. Comment j’allais tout concilier. Encore.

La mère monoparentale que je suis est habituée de courir partout. Mais le hockey, c’est une classe à part. C’est juste fou.

C’est parfois savoir le lundi que mon fils joue le mardi, à une heure où je ne suis habituellement même pas revenue du boulot. C’est faire souper les p’tits à 16h45… ou à 19h00! C’est endurer mes deux autres enfants, qui sont à boutte d’être à l’aréna. C’est accompagner la petite aux toilettes (parce que ça presse donc ben!), et manquer le but de fiston!

C’est devoir demander à un gentil papa de ramener mon fils à la maison lorsqu’une pratique se termine trop tard pour les deux autres. C’est de jouer au taxi quand le hockey tombe en même temps que la gymnastique de ma fille ou le piano de mon autre fils.

Le hockey, c’est de m’organiser avec l’assistant-coach pour qu’il vienne chercher mon fils les samedis matins chez moi, à 6h20, parce que je ne me vois juste pas réveiller les deux autres pour une pratique aussi matinale (merci encore, en passant!).

C’est de me taper une heure de route pour me rendre à une partie, dans une ville que je ne connais pas, avec trois enfants dans le char. Dépasser mon budget d’essence en une seule journée. C’est de sortir des games avec une extinction de voix… et un sac rempli de crayons, livres, tablettes, collations et autres trucs pour occuper les autres enfants qui trouvent ça (trop) long.

Tu te demandes pourquoi je continue d’inscrire mon fils au hockey, pourquoi je ne lui trouve pas une activité moins exigeante en temps et en déplacements? Je sais que tu me juges un peu et que tu ne comprends pas pourquoi je m’impose ça. Parce que tu me dis parfois que c’est mon choix et que je ne suis pas obligée de faire tout ça. C’est vrai. Mais…

Le hockey, c’est aussi une complicité entre parents. C’est une autre famille de septembre à avril, plusieurs fois par semaine. C’est de la solidarité et de l’entraide. C’est des garçons qui rient aux éclats et qui s’encouragent. C’est un lieu où ils dépensent leur énergie débordante et où ils apprennent l’esprit d’équipe. Le hockey, c’est un monde à part… un maudit beau monde!

Et si tu voyais ce que je vois lorsque mon fils embarque sur la glace, tu comprendrais… Si tu voyais comme moi, à travers son casque, son visage détendu et son magnifique sourire. Si tu savais à quel point il est à sa place, à quel point il est bien. Jamais je ne vais lui enlever cela. Malgré tout ce que ça exige. Parce qu’à travers toutes les montagnes russes de sa vie, lorsqu’il joue au hockey, le monde arrête de tourner pour lui, et il est heureux. Point. Juste heureux. Et ça, pour moi, ça vaut tout l’or et tous les sacrifices du monde.

Une fois assise dans les estrades, avec ma doudou et mon café, à le regarder, je sais exactement pourquoi je fais tout ça. À chaque fois

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