Rondelle, prison, blanchissage… Comprendre le hockey sur glace

09/03/2017

Soixante-six ans après, Paris accueille en co-organisation avec la ville allemande de Cologne les Mondiaux de hockey sur glace du 5 au 21 mai. Les spectateurs français auront l'occasion de voir les matchs du groupe B, celui de l'équipe de France qui sera notamment opposée à de grandes nations de ce sport comme le Canada, la Finlande ou encore la République tchèque. Deux quarts de finale sont également prévus dans l'enceinte de Bercy, transformée pour l'occasion en patinoire.

Quart de finalistes surprise en 2014 en Biélorussie, grâce notamment à des victoires contre le Canada ou la Slovaquie, les hockeyeurs français tenteront de rééditer cet exploit à domicile. Mais leur véritable objectif est le maintien dans le groupe élite : pour cela, il faudra éviter la dernière place synonyme de relégation. Dans un sport où il s'avère difficile de bousculer la hiérarchie mondiale, face à des pays où le hockey est beaucoup plus développé et fait partie intégrante de la culture, les Bleus ont deux fois plus de mérite.

Ce guide non exhaustif est prévu pour les néophytes, ceux qui souhaiteraient découvrir un sport collectif très complet, typiquement canadien, avec son vocabulaire spécifique et ses règles principales. Le hockey sur glace a été inventé au Canada au milieu des années 1870 à Montréal. Michel Vigneault, historien ​de la discipline, en rappelle la paternité : « C'est un homme originaire d'Halifax en Nouvelle-Écosse, James George Aylwin Creighton, qui a organisé le premier match en 1875. Deux ans plus tard, le premier règlement écrit est apparu pour unifier la pratique. »

La Ligue nationale de hockey, plus connue sous le nom​ de​ « NHL​ »​ (championnat professionnel nord-américain), a été créée en 1917 par les Canadiens qui ont été​,​ jusque dans les années ​19​80​,​ les joueurs les plus massivement représentés dans les franchises (environ 90 %). Ils sont d'ailleurs toujours majoritaires malgré l'arrivée des joueurs européens. En 1994, le ​P​arlement canadien a conféré le statut de sport national au hockey sur glace.

ÉQUIPEMENT

L'équipement du hockeyeur est l'un des plus imposants et des plus chers. La facture peut vite grimper à plus de 500 euros, embêtant lorsque un enfant ou un adolescent grandit et qu'il faut en changer tous les ans.

PATINOIRE

Les patinoires internationales ont en règle générale les dimensions suivantes : 61 m × 30 m avec des coins ayant un rayon compris entre 3,5 m et 4,25 m. Il y a une ligne rouge qui délimite le centre de la patinoire et deux lignes bleues qui délimitent au choix, en miroir avec la ligne de but, la zone défensive ou la zone offensive.

Une équipe de hockey est composée de quatre lignes ou blocs de cinq joueurs de champ. Deux gardiens peuvent se relayer pendant la rencontre. Chaque bloc ne joue au haut niveau qu'une trentaine de secondes de jeu effectif avant d'être remplacé par un autre bloc tant l'intensité est grande.

Les deux premiers blocs sont souvent constitués des joueurs les plus techniques, ceux qui sont capables de prendre le jeu à leur compte. Les blocs 3 et 4 sont ceux qui peuvent faire déjouer l'équipe adverse, qui ont cette capacité de défendre sans relâche.

RÈGLES

L'ARBITRAGE

Il y a deux arbitres de ligne qui sont chargés de siffler les hors-jeu, les dégagements interdits et les face off.

Il y a deux arbitres centraux qui portent un bandeau orange et qui sont chargés de siffler les pénalités.

LEXIQUE

Le hockey a été inventé au Canada à la fin du XIXe siècle à Montréal. Il y a donc un vocabulaire anglophone mais aussi québécois de ce sport. Lorsque l'on connaît les liens ténus entre le hockey français et le Québec - le président de la Fédération française s'appelle par exemple Luc Tardiff et est québecois - il est tout à fait normal que des mots ou des expressions typiques de la Belle Province soient employés en France.

Luc Tardiff Junior, ancien international français et fils du président de la FFHG, qui nous a aidés à concocter ce petit lexique, livre quelques anecdotes : « Durant ma carrière, dans tous mes clubs, j'ai à chaque fois côtoyé des Québécois. Souvent, sous forme de blagues, pour se charrier, on emploie quelques expressions québécoises comme tabernacle lorsque l'énervement est à son maximum sur la glace ou par exemple en ajoutant ostie à chaque fin de phrase, comme on dirait putain en français ».