Un peu de Besançon à Copenhague

A 22 ans, l’attaquant grenoblois Guillaume Leclerc, Bisontin d'origine et champion du monde junior en 2016, va vivre son premier Mondial en sénior élite. Et vient de prolonger aux Brûleurs de Loups à Grenoble. 

 
 
 
 
 
 
 
 

Vous voilà à quelques heures de votre premier match de Mondial élite, avec les Bleus. Que ressentez-vous ?

« Je n’avais pas trop prévu d’être là il y a six mois. J’ai pris chaque moment sans me prendre la tête  et c’est un grand plaisir. Quand j’ai fait le premier regroupement en février, que j’ai vu que j’étais capable de faire des matchs corrects, je me suis dit que ce n’était pas impossible. J’ai juste été là et je suis resté. »

 Y-a-t-il une part de stress avant de jouer les champions olympiques russes ?

«  Je suis plus excité à l’idée de jouer à ce niveau-là. J’essaie de ne pas trop regarder devant. Je sais que ça va être un grand match. Mais j’ai pas mal de trucs à faire avec l’école (Grenoble Ecole de Management), j’ai pris du retard avec les play-offs et j’ai du boulot à faire, donc ça m’occupe ! »

 Avec l’absence de certains leaders, qui n’ont pas pu ou pas voulu venir avec les Bleus, certains jeunes comme vous s’offrent un apprentissage accéléré…

« Pour moi, ça va super vite. C’est une belle opportunité. S’ils étaient là, on ne serait peut-être pas présent. Il y aura des rôles à remplir. »

 Un an après le Mondial à Paris, cette nouvelle échéance à Copenhague semble particulièrement délicate pour les Bleus. En avez-vous conscience ?

« Dans ma tête, je ne veux pas penser au pire. Mon rôle ne changera pas. Ce qui se dit en dehors, on ne l’écoute pas. J’avais un coach qui me disait que ce qui se dit en dehors est dangereux seulement si on l’avale. J’essaie de faire abstraction de tout ça. Je suis aussi entouré de joueurs de haut-niveau, des garçons comme Stéphane Da Costa que l’on idolâtre. C’est beaucoup de leçons, on apprend beaucoup de choses. »

 Et vous avez signé une prolongation de contrat à Grenoble pour la saison prochaine…

« Venir à Grenoble était pour me relancer après une situation compliquée. C’est une saison sans titre, mais avoir l’opportunité de repartir pour une année, c’est excitant. Et puis il y aura Damien (Fleury) et Teddy (Da Costa, eux aussi avec les Bleus), je ne m’y attendais pas du tout ! Savoir que j’aurai la chance de côtoyer ces joueurs au quotidien, c’est une bonne chose. Pour Grenoble, pour moi, pour le hockey français. C’est vraiment une bonne nouvelle. »

Par Benoit LAGNEUX | Publié le 03/05/2018

 

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